Naturopathie 11

Les séminaires d’initiation aux Plantes Médicinales reprennent à Paris dans le 8ème aux dates suivantes de 19h30 à 21h30. Ils sont ouverts à toute personne qui souhaite acquérir des pistes de réflexion pour utiliser les plantes pour les tracas de la vie quotidienne. Les ateliers se déroulent sous forme d’un exposé avec support d’un diaporama suivi d’échanges autour de la santé au naturel.

 

Le vendredi 9 octobre 2015 à 19h30.

Les plantes médicinales, oui ! Mais sous quelles formes ?

La place des plantes dans la santé globale. Les bases pour s’initier aux plantes médicinales. Leurs formes d’utilisation. L’extraction des principes actifs. Les différentes médecines basées sur les plantes.

Le 6 novembre 2015 à 19h30

L’herboristerie traditionnelle et l’art de la tisane

Informations pratiques sur les tisanes. Les principes actifs des plantes. Utilisation d’une vingtaines de plantes actives sur les différents systèmes : digestif, circulatoire, respiratoire, nerveux, urinaire. Quelques plantes à toujours avoir à portée de main.

Le 27 novembre 2015 à 19h30

La phytothérapie énergétique et la stimulation de l’organisme au rythme des saisons

Les principes fondamentaux de la phytothérapie énergétique pour drainer et stimuler les émonctoires, organes et systèmes qui éliminent les déchets de l’organisme. Les différentes plantes à utiliser selon les saisons pour stimuler le système immunitaire.

Le 22 janvier 2016 à 19h30

La gemmothérapie, médecine des bourgeons

Modes d’extraction et utilisation des tissus végétaux jeunes (bourgeons, radicelles, jeunes pousses) pour drainer les organes et stimuler leur fonction. Leurs principales actions sur les différents appareils, cardio-vasculaire, ostéo-articulaire, digestif, nerveux, pulmonaire et génito-urinaire.

Le 12 février 2016 à 19h30

Les huiles essentielles, âmes des plantes

Informations sur les modes d’extraction, les principes actifs et les propriétés des huiles essentielles. Modes et conseils d’utilisation. Les 10 huiles à toujours avoir chez soi.

Le 18 mars 2016 à 19h30

Les plantes de l’arbre respiratoire

Tour d’horizon des plantes antiseptiques, stimulantes de l’insuffisance respiratoire, expectorantes et adoucissantes qui permettent d’aborder au mieux les frimas de l’hiver et de soulager les affections de la saison froide.

Les plantes actives sur le système digestif

Tour d’horizon des plantes  toniques amères-apéritives, antispasmodiques, laxatives et qui stimulent les fonctions digestive et gastrique.

Les plantes actives sur le système nerveux

Tour d’horizon des plantes stimulantes du système nerveux, des plantes qui vont avoir une action sur le sommeil et qui calment la douleur.

Les plantes de la femme

Tour d’horizon des plantes pour bien aborder les différentes étapes de la féminité (période prémenstruelle, règles, préparation à la grossesse et ménopause).

 

 

15€ le séminaire

Inscription ici. L’adresse vous sera communiquée ensuite

Le meilleur rempart contre la maladie, c’est la santé… Alors, comment garder la forme durant la période hivernale et éviter son lot de petits désagréments? D’abord, par un sommeil de qualité, une alimentation adaptée, une activité cardio-vasculaire régulière, et ensuite par une stimulation naturelle de son système immunitaire… Voici quelques conseils et recettes pratiques, afin de mettre toutes les chances de son côté pour garder son tonus pendant la saison froide.

Avant la période industrielle, les personnes suivaient le rythme de la nature. À l’image de celle-ci, au repos en hiver, la charge de travail diminuait et le rythme de chacun ralentissait. Depuis, l’organisation de la société et la cadence du travail ont changé, alors que les cycles naturels demeurent. Il faut donc d’autant plus soutenir l’organisme pendant cette période sensible, car il est soumis à rude épreuve.

L’ensoleillement moindre, le raccourcissement des journées et le froid ont un impact direct sur notre système immunitaire en amoindrissant ses capacités de défense, alors qu’affections respiratoires, fatigue, manque d’entrain peuvent se manifester. Heureusement sans trop d’effort et avec un peu de bon sens, on peut faire en sorte que corps et mental gardent leur vitalité.

Dormir plus

Le premier aspect est de respecter les besoins de son corps en terme de sommeil. Le seul moyen, se mettre plus tôt sous la couette… Nos arrières grands-parents dormaient en moyenne une heure de plus par nuit que nous. C’est énorme et l’accumulation d’heures de sommeil en moins est devenue un réel problème en France. La pratique quotidienne d’exercices respiratoires, tout en calmant le mental, facilite l’endormissement.

Bien se nourrir

Garder à l’organisme sa capacité d’adaptation passe par une alimentation équilibrée. Tout d’abord, il s’agit de manger des légumes sous toutes leurs formes et de consommer des fruits frais et des fruits secs riches en fibres, en vitamines et en minéraux.

Pour les protéines animales, ne pas négliger la prise de poisson 2 à 3 fois par semaine pour l’apport en oméga-3, ces acides gras dits essentiels, qui nourrissent notre cerveau.

Ne pas oublier non plus de consommer des céréales complètes et de la viande (plutôt blanche en priorité) dans lesquelles on trouvera les acides aminés indispensables à un bon tonus musculaire.

Prendre un supplément de Vitamine C

La vitamine C, la sublime, la divine, est la vitamine de prédilection en hiver, particulièrement en raison de ses propriétés anti-infectieuses. L’acérola (petite cerise du Brésil) contient 20 à 30 fois plus de vitamine C que l’orange. On trouve beaucoup de produits à base d’acérola dans les boutiques diététique. Il est préférable de fractionner la prise de vitamine C dans la journée, car notre organisme ne la stocke pas.

S’oxygéner et avoir une activité physique en plein air

Un exercice cardio-vasculaire (marche, natation, vélo) régulier permet de mieux gérer les agressions quotidiennes. L’exercice au grand air étant encore plus salutaire, car il permet de bien s’oxygéner.

L’exercice physique améliore l’ensemble du métabolisme : ventilation pulmonaire, circulation sanguine, rythme cardiaque, digestion… C’est à lui seul une panacée. Choisissez donc un exercice qui vous procure du plaisir pour avoir envie de le pratiquer !

Opter pour les plantes et respirer leurs effluves

Certaines plantes ont des vertus immunostimulantes très intéressantes.

La gemmothérapie, appelée au  Moyen-Age la médecine des bourgeons, est une thérapeutique très en vogue à l’heure actuelle, car très efficace.  Les bourgeons de cassis sont immunostimulants et les bourgeons de figuier ont une action tonique et régulatrice du système nerveux en cas de fatigue et de stress.

On peut aussi prendre des plantes toniques comme l’échinacée, le thym, la sauge et le ginseng, sous forme de comprimés ou d’extraits hydro-alcooliques.

A ne pas négliger non plus, la diffusion d’huiles essentielles, comme l’eucalyptus globuleux et l’eucalyptus radié, le pin maritime, le citron, le romarin, le lavandin… pour assainir l’air ambiant et tuer les microbes.

Etre fatigué et stressé n’est pas une fatalité. Se sentir bien est réellement une affaire de prise en charge personnelle… Certes, la vie moderne est trépidante, mais il existe de nombreuses façons de prendre soin de soi qui ne sont pas trop consommatrices de temps.

 

 

 

Le printemps est enfin là…

Avec l’arrivée des beaux jours, c’est le moment de penser à son foie, émonctoire sans doute le plus important, car le plus sollicité de notre organisme. Rappelons que dans l’organisme les émonctoires sont des voies d’élimination des déchets.

On dénombre plus de 100 fonctions au foie dont voici les plus importantes :

–      Il filtre et élimine l’ensemble des produits de la digestion, à travers le sang.

–      Il reçoit les produits de la putréfaction, chargés en substances ammoniaques toxiques.

–      Il neutralise de nombreuses substances toxiques et cancérigènes

Une fois les déchets filtrés par le foie, ils sont éliminés dans la bile. D’où l’importance d’une bonne production et d’un écoulement régulier de bile.

Le foie est en quelque sorte une station d’épuration. Or, s’il est défaillant, il neutralisera moins bien les toxines, qui passeront alors directement dans le sang.

C’est pourquoi lorsque nous nettoyons le foie, les toxines étant libérées dans le sang, nous avons besoin d’un dépuratif sanguin pour parfaire le travail de désintoxication. De plus, comme les toxines du sang vont s’éliminent par les reins, il est important d’ajouter une plante diurétique pour ne pas les surcharger dans leur travail.

Le pissenlit est la plante du foie par excellence qui arrive à point nommé au printemps car il va avoir cette triple action : nettoyer le foie, le sang et enfin faciliter la diurèse… Cholérétique, il augmente la sécrétion de bile. Cholagogue, il facilite l’évacuation de la bile. Ainsi, en plus de nettoyer le foie, le pissenlit stimule la fonction hépato-biliaire.

Alors, examinons de plus près ce pissenlit, Taraxacum officinale, de la famille des astéracées que l’on trouve un peu partout dans les prés et sur les pelouses, en Europe et en Asie occidentale et qui fleurit à partir de mars.

Le mot « pissenlit » vient des propriétés diurétiques de cette plante, connue aussi sous le nom de dent-de-lion, « dandelion » en anglais.

Un peu de botanique : Le pissenlit est une plante vivace à racine pivotante de 10 à 50 cm de haut.

Son feuillage est en en rosette à la base de la plante.

Ses feuilles sont vert jaune, oblongues, profondément dentées ou lobées.

Les fleurs, lorsque se forment les graines, deviennent une boule de duvet blanc que le vent disperse.

Les tiges contiennent un latex.

Vertus médicinales :

Toutes les parties sont utilisées.

La plante entière contient un principe amer, les feuilles des flavonoïdes, le latex des dérivés triterpéniques et la racine des acides, des terpènes et des stérols.

Le pissenlit peut se prendre en tisane ou en extrait hydro-alcoolique.

Les jeunes feuilles riches en vitamines A, C et en manganèse sont utilisées en salade. Elles permettent de combattre la constipation et constituent un savoureux dépuratif pour le foie.

Dépuratif général de l’organisme et désintoxication du foie au printemps

Ce sont les feuilles et la racine qui ont un rôle de dépuratif hépatique. Faire des décoctions des feuilles et des racines pendant 3 à 4 semaines ou prendre pendant 3 semaines 90 gouttes d’extrait hydro-alcoolique de pissenlit dans un litre et demi d’eau à boire au long de la journée.

Verrues/Cors

Le latex contient aussi du chicotin qui serait légèrement vénéneux et pourrait provoquer des tâches brunes sur la peau, mais fait disparaître les verrues et les cors en l’appliquant frais.

Autres utilisations

Le pissenlit est  utile en cas d’insuffisance hépatique, de goutte, de douleurs articulaires, de constipation, de cellulite et d’asthénie.

Autrefois, la racine était torréfiée pour remplacer le café et donnait un colorant magenta (rose). Quant aux fleurs, elles étaient utilisées pour atténuer les tâches de rousseur !

Bonne cure de printemps pour plus de vitalité !

Grâce à l’utilisation de cures de plantes et de compléments alimentaires à des moments bien spécifiques de l’année, on peut, sans trop d’effort, stimuler son organisme et gagner en vitalité.

Voici un protocole saisonnier de stimulation naturelle de l’organisme.

Avant de rentrer dans le vif du sujet et pour mieux comprendre ce protocole, rappelons tout d’abord ce que sont les « humeurs » et les émonctoires.

Humorisme et voies d’élimination de l’organisme

Les humeurs sont les liquides physiologiques de notre corps qui ont pour tâche d’amener à nos cellules les éléments nutritionnels (protides, lipides, glucides, vitamines..) et aussi d’acheminer les déchets vers les émonctoires, principales voies d’élimination dont dispose notre organisme.

Les émonctoires principaux sont le foie, les intestins, les poumons, les reins et la peau.

On peut donc agir sur la qualité de ses humeurs en ayant une bonne hygiène de vie et en aidant son organisme à éliminer ses déchets de façon optimale.

Cures saisonnières de drainage et de soutien des organes et des émonctoires

Ce protocole permet de soutenir ou de drainer les organes de la fonction la plus sollicitée de la saison en cours ou ceux de la saison suivante pour mieux les préparer, selon les méridiens de la médecine chinoise. Et ainsi d’optimiser le travail des émonctoires.

Il fait la part belle aux plantes de saison, car Dame-Nature apporte au moment où l’on en a besoin ce dont on a besoin.

Les cures de ce protocole se font pendant 3 semaines une fois par saison. (Demandez conseil dans les boutiques d’alimentation biologique et les pharmacies spécialisées dans le naturel).

 

Le printemps est relié à la fonction Foie-Vésicule biliaire


Le printemps est la saison de préparation à l’été. Après une vie sédentaire et une alimentation qui « tient au corps » pendant l’hiver, le nettoyage du foie s’impose au printemps. Le foie est l’organe (et l’émonctoire) le plus important. Il filtre les déchets qui sont ensuite éliminés par la bile. C’est en quelque sorte notre station d’épuration. Ainsi, le pissenlit pousse-t-il à point nommé au printemps car c’est la plante du foie par excellence. Le pissenlit est détoxifiant, diurétique, dépuratif, stimule la digestion, la bile, le pancréas…

Pour aller un peu plus loin dans la prévention, on peut ensuite faire une cure de probiotiques, bactéries ou levures, ayant une action sur l’écosystème intestinal. Les probiotiques améliorent la fonction digestive et renforcent les propriétés immunostimulantes de la flore intestinale.

L’été est relié à la fonction Cœur-Intestin grêle

La chaleur de l’été va favoriser la transpiration qui est la voie royale d’élimination choisie par notre organisme durant cette saison.

La saison chaude peut être rude pour les personnes ayant des problèmes de circulation et des conditions de travail pénibles. Une cure de plantes circulatoires peut ainsi les aider à soutenir leur système sanguin.

Par ailleurs, la nature est généreuse en fruits et légumes de toute sorte. C’est idéal pour faire le plein de vitamines et d’antioxydants qui éviteront le principal désagrément de l’exposition au soleil : la création de radicaux libres. Notre intestin grêle absorbera d’autant mieux ces nutriments que nous aurons régulé notre flore intestinale au printemps.

 

L’automne est relié à la fonction Poumon-Gros intestin

L’automne est la saison de préparation à la période froide. Les drainages se font habituellement au printemps et à l’automne. On peut refaire un drainage léger du foie et aussi des reins ainsi que de l’arbre pulmonaire qui auront un rôle important pendant la période hivernale.

Par ailleurs, la transpiration de l’été peut avoir vidé l’organisme d’une bonne partie de ses sels minéraux. Une cure reminéralisante via une cure de raisin ou jus de raisin (fruit de l’automne très riche en minéraux) ou de minéraux sous forme de compléments alimentaires peut enrayer ce phénomène. La reminéralisation n’est pas le seul atout du raisin. Il va aussi avoir un effet sur le gros intestin, car il est déconstipant, laxatif, décongestionnant et même désinfectant. Une panacée…

L’hiver est relié à la fonction Reins-Vessie

 

En hiver, il faut manger de la soupe, car c’est les reins via la diurèse qui sont la voie royale d’élimination durant la saison froide.

Il faut aussi avoir les reins solides… Ainsi, le macérat glycériné de bourgeons de cassis stimulera les surrénales et les plantes telles que l’échinacée et l’éleuthérocoque, notre immunostimulation. La Vitamine C, la sublime, la divine, nous soutiendra aussi grâce à ses propriétés anti-infectieuses.

Enfin, le millepertuis pourra éviter le petit coup de blues hivernal.

 

 

Nul doute que suivre ce programme annuel qui prend en compte vos besoins saisonniers et vous relie aux cycles naturels aidera votre organisme à mieux répondre aux agressions extérieures et à vous sentir en forme pendant toute l’année.

 

La grossesse relève de la sphère privée et la nature a rendu cette période difficilement dissimulable… Or, près de 80% des futures mamans sont dans la vie active et passent la plus grande partie de leur grossesse au travail. Vie privée et vie professionnelle se trouvent ainsi mêlées. Comment bien se sentir face à cette situation? Comment réussir à concilier rôle maternel et rôle professionnel ? Comment rester en forme physiquement et vivre sereinement cette étape si marquante dans la vie d’une femme ? Voici quelques clés pour « Etre bien au travail pendant la grossesse ».

Se sentir à l’aise dans ces rôles simultanés de professionnelle et de future mère

Depuis deux générations, les progrès technologiques et l’évolution de la société occidentale ont permis la création de nouveaux métiers et l’émergence de compétences diverses et variées. 3/4 des femmes travaillant aujourd’hui (source INSEE), elles ont une place prépondérante dans la vie économique, politique et sociale. La plupart d’entre elles arrivent à concilier harmonieusement vie familiale et vie professionnelle. Cependant la période de la grossesse est parfois une étape plus complexe à vivre.

Pour se sentir à l’aise face à ce projet d’heureux événement, il est essentiel de bien le préparer vis-à-vis de la société ou de l’organisme pour lequel on travaille.  Une des premières clés est d’annoncer sa grossesse assez rapidement et de bien planifier avec son employeur et tous ses interlocuteurs habituels la période pendant laquelle vous serez absente. Plus un employeur verra que vous vivez bien d’annoncer votre grossesse et que vous avez à cœur de vous montrer responsable et cohérente face à ce choix, plus il se sentira rassuré. Organiser bien en amont son absence en terme de planning et de remplacement vous fera sentir bien plus à l’aise au travail lors de votre grossesse et au moment de votre retour après la naissance.

Se ménager et optimiser ses forces pendant le période de grossesse

Les femmes enceintes passent par des périodes de grande fatigue, surtout en début de grossesse lorsque l’activité hormonale est à son plein. Il est indispensable de se ménager pour ne pas s’épuiser, ce qui pourrait entraîner des absences répétitives par la suite. Il est donc plus que recommandé de faire des pauses dans la journée. Certaines entreprises mettent d’ailleurs à disposition de leurs employés des salles de repos.

Le rythme moins soutenu du début s’accélère en milieu de grossesse et certaines femmes affirment même qu’elles ont parfois une énergie débordante lors de la période des 4 à 7 mois. Une bonne organisation permet ainsi de gérer au mieux son dynamisme, qui a tendance à être en dent de scie.

Certes, la grossesse est un état psychologique spécifique qui fait surgir des émotions et des sensations fortes, parfois déstabilisantes. En revanche, c’est également une période pendant laquelle la femme a une intuition et une créativité supérieures à la normale, qualités qui peuvent être très profitables à l’entreprise. A chacune des parties intéressées de les percevoir et de savoir les valoriser.

Manger non pas pour 2 mais 2 fois mieux

Il est important de bien se nourrir pour être en forme et assurer au bébé une bonne croissance. Il va sans dire qu’il est hautement recommandé de ne pas boire d’alcool et de ne pas fumer.

Il existe de très nombreuses publications sur l’alimentation de la femme enceinte qui recommandent une alimentation variée, riche en protéines (viande et poisson bien cuits, œufs), en glucides (les sucres lents doivent représenter 50% de l’alimentation de la femme enceinte), en lipides (les bonnes graisses comme l’huile d’olive et les oléagineux), en calcium (dans les produits laitiers), en fruits et légumes, en vitamines, en oligo-éléments (fer, fluor, magnésium, zinc et sélénium) et en fibres.

Des petites collations à 10h et 16h permettent de ne pas se jeter sur la nourriture aux heures des repas, évitant ainsi les ballonnements.

Avoir une activité physique quotidienne

Une activité physique (marche, natation) quotidienne de 30 mn est conseillée. Cela permet d’avoir plus d’énergie, de mieux dormir, de mieux contrôler son poids, d’éviter les problèmes circulatoires, de se détendre et de mieux faire face au stress. Par contre, il faut éviter d’avoir une activité sportive trop intense.

Les étirements de la colonne vertébrale évitent douleurs, tensions et fatigue et les mouvements de bascule du bassin effacent la cambrure lombaire.

Respirer et se relaxer

Pratiquer la respiration abdominale est très bénéfique sur le plan physique car elle permet de s’oxygéner et d’oxygéner le bébé. Sur le plan mental, les exercices respiratoires aident également à prendre du recul et à mieux accueillir les émotions liées à ce nouvel état. Prendre le temps de se détendre en faisant une séance de relaxation quotidienne de 10 mn est excellent pour ressourcer le corps et l’esprit.

Le rôle de femme active est maintenant très accepté dans la sphère privée. L’aide que la femme reçoit de sa famille et de son mari ou compagnon concourt à concilier sereinement grossesse et vie professionnelle. L’accueil de l’enfant dans la société commence avant sa naissance et nous concerne tous. La transmission de la vie revêt une dimension qui nous dépasse, sans doute est-ce une raison suffisante pour que nous lui accordions tout notre respect ?

Claire Jozan-Meisel

La pratique du yoga est une pratique qui concerne à la fois le corps et l’esprit. Le mot yoga vient de la racine sanscrite « yug » qui signifie « unir, joindre » et également «se mettre au joug, s’atteler à l’ouvrage ». Un cours de Hatha Yoga, la forme de yoga la plus répandue en Occident, consiste à prendre des postures, rythmées par un mouvement respiratoire, puis de faire une relaxation profonde en fin de séance. Le yoga est ainsi une pratique dynamisante et excellente sur les plans physique et mental.

Opter pour la réussite

En yoga, le désir prime sur l’effort. En effet, contrairement au monde du sport, il n’y a pas de notion de niveau à atteindre, pas d’esprit de compétition avec soi-même ou avec les autres. Il y a une progression par la maîtrise du souffle. Le but du yoga réside plus dans la motivation que dans le challenge. Le fait de réussir, non le fait de gagner, est une dynamique tout à fait favorable à l’entreprise. On parle dans la tradition du yoga du concept de « santosa », le contentement, sentiment plus valorisant et fédérateur que l’autosatisfaction.

Se centrer pour mieux se concentrer

Le yoga est un travail d’ancrage dans la réalité, dans l’ici et le maintenant. Les postures et l’attention portée à sa respiration rendent cette pratique très concrète. La conscience que l’on a de son propre corps pousse à plus de pragmatisme et de lucidité.

De plus, le yoga est un réel antidote au stress car il donne le réflexe de se replacer dans le moment présent, au lieu de se disperser en se projetant constamment dans le futur. Ainsi, on gère ses priorités de manière avantageuse pour mieux se consacrer à ses objectifs du moment.

Par ailleurs, le rythme demandé dans la vie professionnelle étant parfois source de fatigue et de découragement, le yoga permet de prendre conscience des forces, mais aussi des fragilités qui nous habitent. Les reconnaître et les observer régulièrement libère beaucoup de tensions.

Bien se positionner

Les premiers écrits sur le yoga indiquent que le pratiquant doit être ferme et stable dans la posture. L’équilibre ainsi atteint et ressenti dans le corps donne la possibilité de développer au mieux sa personnalité. Par conséquent, on est plus apte à apprécier si ses actes sont bien en ligne avec qui l’on est et ce que l’on pense. Le yoga donne des outils pour se positionner et s’affirmer au plus près de soi-même.

Utiliser l’intelligence émotionnelle

Le yoga renforce le « muscle mental » de l’attention : l’observation de ses sensations internes, sans jugement, en est une composante très importante. 
Ce qui non seulement développe le pouvoir de concentration, mais permet aussi d’être plus à l’écoute de soi-même et de ses émotions dans la vie quotidienne. On est ainsi plus à même de faire la part des choses lorsqu’une émotion arrive, et de mieux accueillir les messages qu’elle véhicule. 
Fort de cette expérience, on en arrive à mieux comprendre l’autre. Le yoga permet donc de développer l’empathie et de communiquer avec l’autre dans le respect. Le but de l’échange étant d’être entendu, pas forcément d’avoir raison.

Développer sa créativité

La relaxation et la méditation permettent de faire le vide en soi. L’esprit reposé est plus clair, plus perspicace et augmente son champ de perception. Ainsi, la relaxation et la méditation favorisent des poussées d’inspiration et l’émergence d’idées nouvelles. Ce qui fait véritablement sens pour soi devient plus limpide car on accorde deux aspects de son intelligence : l’intuition et la raison. En se mettant en phase avec son instinct, sa partie plus animale, on dépasse ses propres blocages en s’éveillant à d’autres possibilités. On devient capable de mesurer le bien-fondé des solutions qui s’offrent à soi et d’apprécier le meilleur angle d’attaque.

Une fois les postures, le travail du souffle et la technique de relaxation intégrés, la pratique régulière de Hatha Yoga (10 à 15 minutes par jour suffisent) permet d’obtenir, sur le plan physique et mental, des bienfaits tangibles et durables.

«En été, les plantes s’épanouissent et portent leurs fruits.

C’est le moment pour se tourner vers l’extérieur,

débuter de nouveaux projets et grandir. » (Sun Bear)

 

Nature et cultures

Aujourd’hui, à 23h09, temps universel (1h 09 à Paris le 21 juin), ce sera le solstice d’été qui marquera le début de la belle saison. Solstice signifie « arrêt du soleil ». C’est la période de l’année pendant laquelle le soleil est le plus éloigné de l’équateur. Elle correspond à la durée maximale (solstice d’été) et la durée minimale (solstice d‘hiver) du jour. Selon les années, les solstices se situent entre le 20 et 22 juin et entre le 20 et le 22 décembre. Cependant, on célèbre le solstice d’été le 24 juin, jour de la St Jean et le solstice d‘hiver le 24 décembre, jour de la naissance du Christ.

Déjà en Europe, bien avant l’ère chrétienne, les sociétés païennes (païen venant de paganus qui signifie paysan) célébraient tout particulièrement cette fête pour honorer le pouvoir magique du feu. On allumait des brasiers de joie et on dansait autour pour célébrer le feu au sommet de sa puissance et implorer l’astre-roi afin qu’il fasse mûrir les fruits et le grain et pour qu’il protège les hommes et le bétail

Les Anciens rapportaient chez eux les tisons et les cendres comme porte-bonheur. Cette fête revêtait un caractère collectif et populaire. C’est depuis lors une célébration publique contrairement au solstice d’hiver, fête intime et familiale.

 

L’herbe de la Saint-Jean ou millepertuis (Hypericum perforatum) (St John’s wort en anglais), avec sa fleur dorée en forme d’étoile, se cueillait à midi pile le jour du solstice d’été. Son nom vient de ses feuilles qui lorsqu’on les regarde à contre-jour sont percées de mille trous. Selon la Théorie des Signatures, elle fait partie des plantes dites vulnéraires, c’est à dire des plantes qui soignent lésions et blessures. La Théorie des Signatures impulsée par Paracelse au Moyen-Âge part du principe que la nature signe de ses mains les plantes en leur donnant des formes, des aspects, des lieux d’habitat qui informent sur leurs vertus. Toutes les médecines traditionnelles du monde basaient d’ailleurs leur médecine sur cette théorie.

Les Anciens savaient que l’on devait optimiser la saison en cours pour ce qu’elle apportait et aussi prévoir et anticiper la saison en opposition (ou plutôt en complémentarité). Ainsi, ils cueillaient le millepertuis, car elle allait être pour eux d’une grande utilité pendant la période hivernale. Cette plante aux multiples vertus est en effet très intéressante si l’on connaît des moments de déprime par manque de lumière en hiver.

Symboliquement, à travers le rituel de cueillette du millepertuis, on s’imprégnait  de la lumière de l’été pour mieux affronter les périodes sombres de l’hiver.

Parallèlement en médecine chinoise, l’été est relié à l’élément Feu. Le méridien de l’été est le méridien Cœur-Intestin grêle et l’émotion associée la joie. Joie procurée par la lumière, l’abondance offerte par la nature et la récolte des fruits de son travail.

Les Amérindiens également honoraient tout particulièrement le passage à l’été. A l’image de cette période de fertilité de la nature, ils amorçaient de nouveaux projets car ils savaient que cette période était propice à la croissance et à la réussite. Vivant  en osmose avec la nature, ils calquaient qualités et actions à mettre en œuvre sur les cycles naturels. Repos et intériorisation l’hiver, effervescence et extraversion l’été.

Conseils santé au naturel

Le passage à la belle saison avec des journées plus longues, l’ensoleillement et la chaleur demandent à l’organisme des efforts d’adaptation qui peuvent momentanément affaiblir ses défenses immunitaires. C’est le moment de prendre des plantes toniques comme la sarriette (feuille et sommité fleurie), l’origan (feuille et sommité fleurie), le romarin (feuille), la sauge (feuille), la menthe poivrée (feuille), le kola (noix), le ginseng (racine) et l’éleuthérocoque (racine).

Avec le retour de la chaleur, une surveillance sera aussi nécessaire pour les personnes ayant une mauvaise circulation et des conditions de travail pénibles.  Les plantes circulatoires sont : l’olivier (feuilles), le noisetier (feuille), la vigne rouge (feuille), l’aubépine (sommité fleurie), le souci (pétale), le mélilot jaune (plante entière), le ginkgo biloba (feuille), l’hamamélis (feuille) et le houblon (cône).

Comme le soleil est un redoutable fabricant de radicaux libres, molécules instables qui affectent l’information génétique de l’organisme, un complexe d’antioxydants (vitamines A, B2, B6, C et  E, béta-carotène, zinc, et sélénium) et des capsules huileuses de bourrache pour son action privilégiée sur la peau peuvent soutenir le métabolisme. Les antioxydants sont aussi très bénéfiques pour les personnes soumises au stress, car le stress oxyde également les cellules.

Conseils diététiques

– En cas de problèmes circulatoires, éviter les graisses animales et la consommation de mets épicés qui enflamment les parois veineuses.

– Profiter de l’été pour faire le plein de vitamines et d’antioxydants en consommant le plus possible de fruits et de légumes.

 

Je vous souhaite un bel été fructueux et joyeux à l’image de Dame-Nature…

 

Le régime méditerranéen est un mode alimentaire ancestral, sain et équilibré. On devrait même parler de diète méditerranéenne car en grec, diète signifie style ou art de vie. Nous parlons en France du régime crétois, car l’analyse de la relation entre l’alimentation et la fréquence des maladies d’origine cardio-vasculaire a mis en évidence une situation très favorable en Crête. Le modèle alimentaire crétois est ainsi considéré comme le modèle méditerranéen par excellence. Cependant, ce régime n’est pas seulement propre au bassin méditerranéen puisqu’il existe 4 autres écosystèmes de ce type: en Californie, au Chili, dans la région du Cap en Afrique du Sud et au sud de l’Australie. En botanique, c’est la culture de l’olivier et de l’amandier qui détermine le biotope méditerannéen.

Le secret de ce régime, dont les adeptes sont de plus en plus nombreux dans le monde, consiste en des repas riches en fibres, vitamines, minéraux et acides gras insaturés. Il concilie santé, bien-être et plaisir de la table ainsi que convivialité des repas. Ce type d’alimentation diminue entre autres le cholestérol, les risques de cancer, obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires et dépression. Le régime méditerranéen est ainsi un allié puissant pour prévenir ou réduire les méfaits du stress sur l’organisme.

 

Les vertus anti-oxydantes du régime méditerranéen

Le stress agit sur le vieillissement de nos cellules en les oxydant, créant ainsi des « radicaux libres », molécules instables qui en affectent l’information génétique. Or, la plus longue et la plus récente recherche sur le régime méditerranéen, effectuée par le Dr Federico LEIGHTON, Directeur du Centre de Nutrition Moléculaire de l’Université Catholique de Santiago du Chili, démontre que l’alimentation méditerranéenne est l’alimentation anti-oxydante par excellence.

L’organisme, pour se défendre de l’oxydation des cellules, utilise plusieurs agents pour neutraliser ces radicaux libres : les enzymes, le zinc, le sélénium, les vitamines « anti-oxydantes » comme les vitamines C, E et A, les bioflavonoïdes (ou vitamines du groupe P) qui sont extraits des agrumes, les flavonoïdes (pigments protecteurs sans lesquels les plantes ne pourraient survivre), le bêta-carotène, connu sous le nom de provitamine A et enfin les polyphénols.

 

Où  va-t-on trouver ces anti-oxydants?

Dans les fruits, les légumes, la viande, le poisson, les fruits de mer, les oeufs, les oléagineux, les huiles végétales et le vin rouge. Ainsi pour réduire les méfaits du stress sur l’organisme, il faut avant tout avoir une alimentation saine et variée, ne pas fumer, boire du vin rouge modérément et avoir une activité cardio-vasculaire de 30 mn tous les jours.

 

Les caractéristiques du régime méditerranéen

Le régime crétois se définit par :

– Des légumes du terroir et de saison, crus ou cuits en quantité importante (voir quantités journalières à la suite)

– Des fruits crus ou cuits en quantité importante

– De la viande blanche (2 à 3 fois par semaine)

– Du poisson (2 à 3 fois par semaine)

- Des produits laitiers, principalement à base de lait de brebis et de chèvre, en quantité modérée

– Des céréales

– De l’huile d’olive : pierre angulaire de l’alimentation méditerranéenne, elle s’utilise aussi bien en support de cuisson qu’en élément de recette

– Des condiments naturels comme les herbes fraîches (persil, basilic, menthe, estragon, origan..), les oignons, l’ail ou les échalotes et des épices comme la cannelle. Ce sont à la fois des antioxydants et des substances bénéfiques à la digestion et à la protection cardio-vasculaire.

– Des fruits secs et oléagineux (raisins, amandes, noix, pignons..) qui eux aussi complètent les apports nutritionnels en fibres, calcium, potassium, magnésium et acides gras insaturés.

– 1 à 2 verres de vin rouge par jour, pendant les repas.

Point sur les acides gras

Selon l’Institut Français de la Nutrition, un régime alimentaire équilibré en graisses devrait se répartir de la façon suivante :

- 25% d’acides gras saturés

– 50% d’acides gras mono-insaturés, de type oméga-9

– 25% d’acides gras polyinsaturés, de type oméga-3 et oméga-6

 

Les acides gras saturés, pour la plupart d’origine animale (viande rouge, charcuterie, beurre, fromage) augmentent le « mauvais » cholestérol, c’est pourquoi il faut éviter de trop en consommer.

Les acides gras mono-insaturés (de type oméga-9 contenus dans l’huile d’olive), eux, protègent le cœur en diminuant le mauvais cholestérol et en augmentant le bon.

Notre alimentation moderne contient trop d’acides gras polyinsaturés de type oméga-6 (contenus dans l’huile de tournesol) par rapport aux acides gras polyinsaturés de type oméga-3 (contenus dans les poissons). Or, un excès d’oméga-6 dans l’assiette empêche l’organisme d’exploiter adéquatement ses sources d’oméga-3 afin d’augmenter le bon cholestérol (HDL). Pour assurer une bonne répartition entre oméga-3 et oméga-6, il faudrait une proportion de 1 oméga-3 pour 5 oméga-6. Le régime méditerranéen, par sa consommation fréquente de poissons permet d’équilibrer ce rapport oméga-6 et oméga-3.

 

Consommation modérée de vin rouge

Les polyphénols, contenus dans les tanins du vin rouge, lui confèrent des vertus anti-oxydantes. L’alcool augmente le bon niveau de cholestérol (HDL) et les flavonoïdes agissent contre les radicaux libres. Les dernières recherches montrent que boire du vin rouge modérément aident à combattre le syndrome métabolique, ensemble de signes physiologiques qui accroissent le risque de diabète de type 2, de maladies cardiaques et d’accident vasculaire-cérébral.

 

Le régime méditerranéen est donc un régime alimentaire sans excès et sans restriction. Il s’agit juste de privilégier certains aliments et de réduire l’utilisation de certains autres. Prendre plaisir à savourer d’une façon conviviale les saveurs des produits frais du terroir et de saison est un facteur de bonne santé dans la culture méditerranéenne. La « diète méditerranéenne » a été inscrite en novembre 2010 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Il ne tient qu’à chacun de nous de s’approprier cet art de vie à la maison comme au travail pour bénéficier sans effort de ses vertus anti-oxydantes

 

Les préceptes de la Médecine Traditionnelle Chinoise ou Médecine Taoïste reposent sur l’observation de la Nature. Cette médecine part du principe que notre corps (microcosme) est à l’image de la Nature (macrocosme) et que pour rester en bonne santé, l’être humain doit respecter les lois naturelles du macrocosme et également vivre en conformité avec ces lois.

Le Feu du CIEL (le soleil grâce au phénomène de la photosynthèse) en rencontrant l’Eau de la TERRE (elle-même régie par la Lune) crée la VIE sur Terre.

Les Taoïstes parlent ainsi des 3 niveaux d’énergie dans l’univers : CIEL, TERRE, VIE.

Dans la perspective taoïste, l’homme doit rendre au Ciel ce qu’il a reçu. Ainsi, pour profiter d’une vie harmonieuse dans la biosphère, le devoir de l’homme est d’entretenir sa santé.

Alors, comment faire pour entretenir sa santé ?
S’efforcer d’entretenir ces 3 plans :
• Le plan mental
• Le plan fonctionnel
• Le plan organique

Oui, mais concrètement comment ?
Au niveau mental, avoir un sommeil de qualité, pratiquer la relaxation, la méditation, la pensée positive et  pratiquer un art. Les Anciens parlaient aussi de cultiver les 3 qualités, douceur, souplesse et persévérance.

Sur le plan fonctionnel ou rythmique, avoir une bonne hygiène respiratoire, accueillir ses émotions, entretenir des relations sociales, amicales et amoureuses harmonieuses et pratiquer la sexualité dans le respect de soi-même et de l’autre. La tradition parle de cultiver les 4 vertus, amour-amitié, tolérance, bonté et équité.

Enfin, sur le plan organique, avoir une bonne alimentation avec des produits de qualité, de saison et du terroir, stimuler ses organes au rythme des saisons grâce aux plantes ou à l’acupuncture et pratiquer une activité physique quotidienne. Et surtout éviter les sept erreurs, paresse, jalousie, envie, haine, gourmandise, avarice et luxure.

Dans cette philosophie qui est un véritable art de vie, plus l’on avance en âge, plus l’on devrait être en bonne santé, car mieux l’on sait entretenir sa santé. Le but ultime étant de  mourir en bonne santé…

La Médecine Chinoise a une vision globale de la santé car elle considère la personne dans son intégralité. L’homme est bien un être psycho-socio-affectif.

Ce texte est un hommage à l’enseignement du Docteur LUU Dang Vinh (plus connu sous le nom de Vinh LUU), Co-fondateur de l’IMDERPLAM (Institut Méditerranéen de Documentation, d’Etudes et de Recherches sur les Plantes Médicinales) , Candillargues (Hérault).

Depuis la nuit des temps, l’utilisation des plantes s’est faite par empirisme. La divulgation de leurs vertus se faisaient de bouche à oreille. Encore à l’heure actuelle, la majorité des gens dans le monde utilise les plantes pour leur bien-être.

La France a eu depuis l’époque de Saint-Louis une tradition d’apothicaires, puis d’herboristes, profession qui a cessé d’exister en 1941. Les plantes, que nous avons laissées de côté pendant quelques décennies sont actuellement en train de revenir sur le devant de la scène et c’est tant mieux car leur utilisation est d’une grande aide, tant pour stimuler notre organisme que pour se soigner.

En vendant des produits naturels de santé, je me suis rendue compte que beaucoup de personnes souhaitaient adopter une médecine naturelle mais qu’elles ne savaient pas trop comment, ni par quoi commencer.

Voici sous quelles formes les plantes peuvent être utilisées avec les avantages et les inconvénients de chacune des formes.

Je ne parlerai ici ni de l’homéopathie, ni des gels ou pommades à base de plantes qui bien sûr ont toute leur utilité.

On appelle forme galénique, la forme sous laquelle on peut se procurer les plantes. La galénique (du nom de Galien, médecin grec du 2ème siècle après Jésus-Christ), désigne la façon sous laquelle sont mis en forme les principes actifs et les excipients. Elle correspond à l’aspect physique final.

De façon générale, les plantes peuvent être utilisées sous forme de :
– de plantes sèches ou sous forme de gélules (Herboristerie)
– d’extraits liquides de plantes (Phytohérapie)
– d’essences ou d’huiles essentielles (Aromathérapie)

En fonction de ce qui conviendra le mieux à l’utilisateur et surtout de son besoin spécifique, on pourra choisir une forme galénique ou une autre.

Voici quelques explications sur ces trois formes galéniques :

L’herboristerie

Il s’agit principalement de l’utilisation de plantes sèches en tisanes ou en gélules.

Les Tisanes
Généralement, pour environ une cuillère à soupe de plantes, on met environ 200 ml d’eau. Les tisanes doivent être préparées au moment de l’emploi. Elles ont parfois besoin d’être filtrées. La quantité de tisane recommandée par jour est entre 250 ml et 1,5l max.

Les 2 principales méthodes d’extraction des principes actifs sont :

L’infusion : On fait infuser la plante dans de l’eau bouillante. On couvre et on attend quelques minutes.
La décoction : Les plantes sont ajoutées à de l’eau froide. On chauffe le tout, on porte à ébullition et on laisse bouillir pendant un temps plus ou moins long selon le végétal. On laisse ensuite infuser et on filtre.

Attention à ne pas mélanger liquide et aliments : Trop de liquide durant les repas dilue les sucs gastriques et les rend moins efficaces, car la digestion se fait plus lentement et il y a risque de ballonnements.

Les Contres
L’extraction à l’eau n’apporte qu’une petite partie des principes actifs pour avoir une action rapide et de grande amplitude. La tisane est longue à préparer et nécessite un matériel difficile à transporter.

Les Pours
La tisane constitue une utilisation familiale traditionnelle, offrant un plaisir de partager une boisson agréable en toute convivialité. Elle procure un bon drainage et finit par être active dans le temps si la cure est suivie sur une longue période (Il faut boire au moins 1,5l. de tisane par jour pendant 3 semaines). Si la plante est bien choisie, il n’y a aucun risque de nocivité.

Les Gélules
Les plantes sèches sont réduites en poudre et conditionnées dans des enveloppes végétales. La poudre est libérée dans l’estomac par dissolution de l’enveloppe et se mélange aux aliments et aux liquides. Ce sont les liquides acides de l’estomac qui extraient alors les principes actifs.

Les Contres
Bien que les gélules apportent l’ensemble des principes actifs contenus dans la plante, celle-ci a perdu une partie de ce qui favorisait son assimilation par l’organisme : son eau cellulaire. Beaucoup de principes actifs ne sont dissous ni dans l’estomac ni dans l’intestin ou sont dégradés par l’acidité trop importante de l’estomac.

Les Pours

Les gélules sont appréciées car elles sont faciles à transporter. De plus, leur utilisation peut être discrète. La prise avec de l’eau favorise la réhydratation de la poudre.

La phytothérapie

Il s’agit de l’utilisation de produits liquides obtenus par macération de la plante dans différents solvants (alcool, eau et glycérine). Bien que certaines personnes ne désirent pas de produit contenant de l’alcool, certains principes actifs comme les alcaloïdes, divers héterosides, les glycosides, divers acides… ne peuvent être extraits sans la présence d’alcool. Un produit extrait à l’alcool se révèle donc plus efficace.

L’eau permet d’extraire les tanins, les sels minéraux, les flavonoïdes et les vitamines. Quant à la glycérine, elle permet d’extraire les principes actifs liposolubles, les phénols, les huiles essentielles et les acides restants.

Attirons l’attention sur le fait qu’il est aussi très intéressant d’utiliser des extraits liquides de plantes fraîches parce qu’une plante est composée de matière (ses principes actifs) et d’énergie (son eau cellulaire, spécifique à chaque plante). Lorsque l’on utilise des extraits de plantes sèches, des gélules ou des tisanes, on n’a pas le « totum » de la plante, car il manque son eau, jus qui a été façonné par le vivant et qui favorise une bonne assimilation des principes actifs par l’organisme. Ajoutons aussi que les plantes fraîches cueillies à l’état sauvage sont plus intéressantes que les plantes cultivées (même si elles le sont en agriculture biologique).

Les Extraits Hydro-Alcooliques appelés Teintures Mères en pharmacie

La plante est mise en macération dans de l’eau et de l’alcool pendant 3 semaines. On en prend environ 75 à 90 gouttes par jour pendant 3 semaines.

Les Contres
La teneur en alcool est forte puisqu’elle est comprise entre 45 et 65% d’alcool pur.

Les Pours
La présence de l’alcool permet non seulement l’extraction de la plupart des principes actifs mais aussi la bonne conservation du produit obtenu. La concentration en principes actifs étant forte, ces extraits hydro-alcooliques sont très efficaces.

Il existe d’autres formes d’extraction en phytothérapie selon les laboratoires, avec plus ou moins d’alcool, parfois sans alcool et par l’utilisation d’autres solvants.

Les Macérats glycérinés ou gemmothérapie
La gemmothérapie, anciennement appelée « Médecine des Bourgeons » est une thérapeutique très en vogue à l’heure actuelle. Par extension, cette thérapeutique utilise, en plus des bourgeons, les tissus jeunes des plantes (jeunes pousses, jeunes tiges, radicelles, jeunes écorces) au plus fort de la potentialité de leur développement, c’est-à-dire lorsqu’ils possèdent le maximum de phythormones. Ces tissus sont des concentrés d’énergie  et offrent une grande concentration de principes actifs ayant une suractivité thérapeutique.

La préparation des macérats glycérinés ou macérat-mères se fait par macération de la plante dans deux solvants : alcool et glycérine d’origine végétale à part égale.
On peut utiliser ces macérat-mères, sous forme concentrée (15 à 30 gouttes par jour) pendant 3 semaines ou bien sous forme diluée à 1/10ème (75 à 90 gouttes par jour) pendant 3 semaines.

Les Contres
Le coût de préparation est plus onéreux que celui des extraits hydro-alcooliques et des extraits fluides glycérinés mais il est compensé par leur efficacité.

Les Pours

La présence d’alcool et de glycérine végétale permet l’extraction de la plupart des principes actifs ainsi que leur bonne conservation. Les macérats glycérinés étant moins alcoolisés que les extraits hydro-alcooliques et le nombre de gouttes à prendre (pour les concentrés) étant restreint, ils conviennent ainsi mieux aux enfants et aux personnes âgées.

Aromathérapie, essences et huiles essentielles

Les produits utilisés en aromathérapie sont des produits aromatiques obtenus:
– par expression (uniquement pour les zestes d’agrumes). On parle alors d’essence de citron, d’orange ou de pamplemousse.
– par distillation à la vapeur d’eau dans un alambic. On parle alors d’huiles essentielles.

On utilise les essences et les huiles essentielles soit en massage (diluées dans une huile végétale), soit per os (par la bouche après consultation auprès d’un aromathérapeute), soit en diffusion, soit en inhalation, soit en onction (directement sur la peau).

Les Contres
Les Huiles Essentielles sont très puissantes et certaines d’entre elles dermo-caustiques si elles sont employés pures. Elles doivent donc être utilisées durant des périodes limitées. La plupart des huiles essentielles sont déconseillées aux enfants et aux femmes enceintes.

Les Pours
Les huiles essentielles sont très efficaces, dotées de nombreuses propriétés, notamment antiseptiques, antibactériennes voire antivirales pour certaines. Elles agissent sur de nombreuses fonctions organiques, tant en usage interne qu’externe.

Quoi qu’il arrive toujours demander conseil auprès d’un aromathérapeute avant d’utiliser les huiles essentielles !

Cet article est un hommage à l’enseignement de Claudine Luu, Fondatrice de l’IMDERPLAM (Institut Méditerranéen de Documention, d’Etudes et de Recherches sur les Plantes Médicinales) et PDG du Laboratoire PHYTOFRANCE.