SOLSTICE D’ÉTÉ

«En été, les plantes s’épanouissent et portent leurs fruits.

C’est le moment pour se tourner vers l’extérieur,

débuter de nouveaux projets et grandir. » (Sun Bear)

 

Nature et cultures

Aujourd’hui, à 23h09, temps universel (1h 09 à Paris le 21 juin), ce sera le solstice d’été qui marquera le début de la belle saison. Solstice signifie « arrêt du soleil ». C’est la période de l’année pendant laquelle le soleil est le plus éloigné de l’équateur. Elle correspond à la durée maximale (solstice d’été) et la durée minimale (solstice d‘hiver) du jour. Selon les années, les solstices se situent entre le 20 et 22 juin et entre le 20 et le 22 décembre. Cependant, on célèbre le solstice d’été le 24 juin, jour de la St Jean et le solstice d‘hiver le 24 décembre, jour de la naissance du Christ.

Déjà en Europe, bien avant l’ère chrétienne, les sociétés païennes (païen venant de paganus qui signifie paysan) célébraient tout particulièrement cette fête pour honorer le pouvoir magique du feu. On allumait des brasiers de joie et on dansait autour pour célébrer le feu au sommet de sa puissance et implorer l’astre-roi afin qu’il fasse mûrir les fruits et le grain et pour qu’il protège les hommes et le bétail

Les Anciens rapportaient chez eux les tisons et les cendres comme porte-bonheur. Cette fête revêtait un caractère collectif et populaire. C’est depuis lors une célébration publique contrairement au solstice d’hiver, fête intime et familiale.

 

L’herbe de la Saint-Jean ou millepertuis (Hypericum perforatum) (St John’s wort en anglais), avec sa fleur dorée en forme d’étoile, se cueillait à midi pile le jour du solstice d’été. Son nom vient de ses feuilles qui lorsqu’on les regarde à contre-jour sont percées de mille trous. Selon la Théorie des Signatures, elle fait partie des plantes dites vulnéraires, c’est à dire des plantes qui soignent lésions et blessures. La Théorie des Signatures impulsée par Paracelse au Moyen-Âge part du principe que la nature signe de ses mains les plantes en leur donnant des formes, des aspects, des lieux d’habitat qui informent sur leurs vertus. Toutes les médecines traditionnelles du monde basaient d’ailleurs leur médecine sur cette théorie.

Les Anciens savaient que l’on devait optimiser la saison en cours pour ce qu’elle apportait et aussi prévoir et anticiper la saison en opposition (ou plutôt en complémentarité). Ainsi, ils cueillaient le millepertuis, car elle allait être pour eux d’une grande utilité pendant la période hivernale. Cette plante aux multiples vertus est en effet très intéressante si l’on connaît des moments de déprime par manque de lumière en hiver.

Symboliquement, à travers le rituel de cueillette du millepertuis, on s’imprégnait  de la lumière de l’été pour mieux affronter les périodes sombres de l’hiver.

Parallèlement en médecine chinoise, l’été est relié à l’élément Feu. Le méridien de l’été est le méridien Cœur-Intestin grêle et l’émotion associée la joie. Joie procurée par la lumière, l’abondance offerte par la nature et la récolte des fruits de son travail.

Les Amérindiens également honoraient tout particulièrement le passage à l’été. A l’image de cette période de fertilité de la nature, ils amorçaient de nouveaux projets car ils savaient que cette période était propice à la croissance et à la réussite. Vivant  en osmose avec la nature, ils calquaient qualités et actions à mettre en œuvre sur les cycles naturels. Repos et intériorisation l’hiver, effervescence et extraversion l’été.

Conseils santé au naturel

Le passage à la belle saison avec des journées plus longues, l’ensoleillement et la chaleur demandent à l’organisme des efforts d’adaptation qui peuvent momentanément affaiblir ses défenses immunitaires. C’est le moment de prendre des plantes toniques comme la sarriette (feuille et sommité fleurie), l’origan (feuille et sommité fleurie), le romarin (feuille), la sauge (feuille), la menthe poivrée (feuille), le kola (noix), le ginseng (racine) et l’éleuthérocoque (racine).

Avec le retour de la chaleur, une surveillance sera aussi nécessaire pour les personnes ayant une mauvaise circulation et des conditions de travail pénibles.  Les plantes circulatoires sont : l’olivier (feuilles), le noisetier (feuille), la vigne rouge (feuille), l’aubépine (sommité fleurie), le souci (pétale), le mélilot jaune (plante entière), le ginkgo biloba (feuille), l’hamamélis (feuille) et le houblon (cône).

Comme le soleil est un redoutable fabricant de radicaux libres, molécules instables qui affectent l’information génétique de l’organisme, un complexe d’antioxydants (vitamines A, B2, B6, C et  E, béta-carotène, zinc, et sélénium) et des capsules huileuses de bourrache pour son action privilégiée sur la peau peuvent soutenir le métabolisme. Les antioxydants sont aussi très bénéfiques pour les personnes soumises au stress, car le stress oxyde également les cellules.

Conseils diététiques

– En cas de problèmes circulatoires, éviter les graisses animales et la consommation de mets épicés qui enflamment les parois veineuses.

– Profiter de l’été pour faire le plein de vitamines et d’antioxydants en consommant le plus possible de fruits et de légumes.

 

Je vous souhaite un bel été fructueux et joyeux à l’image de Dame-Nature…

 

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